lundi 5 juillet 2010

«Il y avait un pomme pourrie dans le verger»

«Je ne pensais pas qu'il était possible de descendre aussi bas, Moutinho a eu un comportement déplorable». Ce sont les mots employés par le président José Eduardo Bettencourt dans la conférence de presse qui à suivi l'annonce officielle de la vente de la «pomme pourrie» au FC Porto. 11 millions d'euros, et en échange le jeune arrière central et international des -21 ans, Nuno André Coelho (24 ans, 1m92).
Le nom que je vais écrire pour la dernière fois sur ce blog, João Moutinho, à été formé et à vécu pendant 11 ans à l'Académie. Pendant longtemps il a été montré en exemple aux autres jeunes, il à été utilisé comme image «marketing» du Sporting et est devenu son plus jeune capitaine, brassard qu'il portait depuis près de 3 ans en séniors.
Cet épisode n'a été que le point final d'une situation qui pourrissait depuis l'été 2008, lorsque le joueur avait convoqué, par surprise, une conférence de presse pour manifester son désir de partir à Everton, club qui offrait à l'époque 15 millions d'euros. Paulo Bento (ex-entraineur), Pedro Barbosa (ex-directeur sportif) et Filipe Soares Franco (ex-président) ont une grande part de responsabilité dans ce dénouement, ils n'ont pas su couper le mal à la racine. Depuis, le joueur à perdu son jeu, son brio, son âme, plus personne n'en voulait, même pas l'autre bille de Carlos Queiroz, alors que la «pomme pourrie» avait fait toute la campagne de qualification au Mondial 2010 avec la Selecção. D'après son agent Pini Zahavi la proposition la plus intéressante faite par un club étranger était de 7,5 millions. L'étranger c'était la priorité pour les dirigeants, mais le Sporting n'a pas accepté de brader le jouer à ce prix.
Là le chantage du joueur commence ! Refusant de s'entrainer, allant même jusqu'à dire que plus jamais il ne porterai le maillot du Sporting. A peine 23 ans, pas d'éthique, et une ambition sans limites, fruit de la mauvaise éducation d'un père «lampion» qui vit aux crochets de son rejeton. Il a demandé expressément aux dirigeants qu'il voulait aller ailleurs, peut importe ou mais celui qui paie le mieux. Le plus offrant ce fut le FC Porto, club dont le polémique président, Pinto da Costa, se meurt d'amours depuis fort longtemps pour ex-capitaine vert et blanc.
Le mot de la fin pour cette affaire, revient au directeur sportif, Costinha. Il a mis au goût du jour une phrase de Manolo Vidal, dirigeant emblématique dans la formation sportinguista. «Je ne lui souhaite pas bonne chance, c'est désormais un rival, former des joueurs ne suffit pas, il faut aussi en faire des hommes, nous allons revoir nos méthodes».
Après Futre, Figo, Peixe, Simão, Quaresma et Carlos Martins, encore un que crache dans l'assiette qui l'a nourri, c'est de loin le mollard le plus ignoble, j'espère que cela servira de leçon !

Bonne chance par contre à Nuno André Coelho, souhaité par l'entraineur Paulo Sérgio, un des grands espoirs du football portugais à son poste, sois le bienvenu.

2 commentaires:

Jerem a dit…

Bonne chance a lui, et adieu a l'ancien capitaine. Souhaitons que le "renvoie" de João amène une dynamique nouvelle, un capitaine déplorable ne pouvant avoir qu'une mauvaise influence sur le groupe entier.

Cœur de Lion a dit…

Si on le trouve sur un bas côté les deux jambes cassées inutilisées à jamais je ne ferais pas la fête, je vais juste boire une bière à la santé du Sporting.