jeudi 1 avril 2021

Benfica, des sympathisants et son président pointés du doigt par les États-Unis

Le nom de Luís Filipe Vieira, président de Benfica, ainsi que ceux d'autres accusés de l'opération «LEX», apparaît dans un rapport sur les pratiques des droits de l'homme au Portugal en 2020, publié hier par le département d'État des États-Unis.
Dans la section 3 du rapport, qui traite de la corruption et du manque de transparence au sein du gouvernement portugais, il est dit que les impliqués «ont fait état d'actes de corruption impliquant des fonctionnaires du gouvernement», en mettant l'accent sur l'opération «LEX».
«Le 18 septembre, le parquet portugais a mis en examen 17 accusés de pratique de corruption active et passive, d'avantages indus, d'abus de pouvoir, de falsification de documents, de fraude fiscale et de blanchiment d'argent», peut-on lire dans le rapport, section 3.
Le rapport continue : «Parmi les accusés figuraient Rui Rangel, ancien juge de la cour d'appel de Lisbonne, Luís Vaz das Neves, ancien président de la cour d'appel de Lisbonne et Luís Filipe Vieira, président du Benfica, club de football. L'affaire, appelée «Opération Lex», fait l'objet d'une enquête depuis quatre ans, souligne le document nord-américain.
 
NDLR : L’opération «LEX» date de 2018, avec le coup de filet effectué par le ministère public portugais et l'unité de lutte contre la corruption de la police judiciaire qui a conduit à l'arrestation de cinq personnes, dont deux avocats et un officier de justice, et à l'inculpation de six autres personnes, parmi lesquelles se trouvent deux juges de la Cour d'appel et un dirigeant sportif.
A l'heure qu'il est, la plupart de la presse portugaise, reste somme toute assez discrète concernant cette affaire, qui n'est pas très louable vis à vis du club qu'ils portent dans leurs bras.

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