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samedi 21 septembre 2024

Solidarité Sportinguista : Maria Elvira invitée pour le match Sporting CP vs AVS

Suite aux violents incendies qui ont dévasté le Portugal, causant 5 morts et d’énormes dégâts, c'est à travers un reportage de la télévision publique portugaise, RTP, que Maria Elvira, 82 ans, a regretté d'avoir vu sa maison détruite par le feu, à Albergaria-a-Velha, et n'en avoir sauvé que quelques morceaux, en mettant l'accent sur des objets faisant allusion au Sporting CP : «J'ai sauvé mon Sporting», a t-elle dit.

L'histoire de l'octogénaire a été largement partagée sur les réseaux sociaux, créant une vague de solidarité autour de Maria Elvira qui a presque tout perdu dans l’incendie.
La petite-fille de Maria Elvira, Sara Branco, directrice de la formation de football féminin du club d'Albergaria-a-Velha, Sport Clube Alba, a révélé ce vendredi, à travers les réseaux sociaux, qu'elle avait reçu le soutien de nombreux supporters du Sporting CP et également du Sporting Clube de Portugal, qui a adressé une invitation à sa grand-mère, qui sera présente au stade José Alvalade, dimanche prochain pour assister à la rencontre Sporting CP vs AVS.

Malgré son malheur, la vague de solidarité créée autour de Maria Elvira, va au moins lui permettre de réaliser un rêve, assister à un match de «son Sporting» à domicile.

Un compte de solidarité a été ouvert pour aider à la reconstruction de la maison de Maria Elvira.
Voici l'IBAN : PT50 0035 0015 0002 6965 2007 0.

mercredi 18 octobre 2017

Tennis de Table : João Soldado en Or avec le Portugal

Le pongiste Sportinguista à remporté 2 médailles d'Or et 1 de bronze, avec l'équipe du Portugal, lors des Championnats d'Europe de sport adapté pour les athlètes soufrant du syndrome de Down.
Les championnats ont eu lieu du 11 au 15 octobre dans la ville de Vila Nova de Gaia, au Portugal. João Soldado était accompagné de l’entraîneur Marco Rodrigues et à aussi aidé la Seleção lusitanienne a remporter la médaille de bronze par équipes.

Ce week-end pour soutenir le Sporting au Gymanse João Rocha ou au Stade José Alvalade, les supporters auront la possibilité de montrer la solidarité de la famille Sportinguista.
Le Sporting Clube de Portugal et la Fondation Sporting vont promouvoir une série d'actions pour aider les pompiers et les personnes affectées par les incendies qui ont dévasté le pays ces derniers jours.

lundi 16 octobre 2017

Qui est le pyromane ? Le crime continue !!!

Les hautes températures qui se font sentir au Portugal en ce mois d'octobre, les vents violents, ne peuvent expliquer à eux seuls le nombre d'incendies qui continuent de dévaster le pays et les populations. Depuis le 1er octobre, malgré des conditions climatiques adverses et les morts de l'été, le gouvernement portugais avait décidé de réduire les moyens de vigilance et de combat aux feux de forêt. Hier dimanche 15 octobre, c'était le jour le plus noir après les traditionnels incendies de l'été.
31 morts confirmés, 51 blessés dont 15 en état grave, c'est le bilan humain ce lundi en début d'après-midi.
Le premier ministre, António Costa, a déclaré une calamité publique dans tous les districts au nord du Tage, le jour où il y a eu 523 incendies, l'Autorité Nationale de Protection Civile (ANPC) a appelé dimanche "le pire jour de l'année"... 

;;; Des mots, des mots, encore des mots, tant qu'il n'y aura pas une vraie politique de protection des forêts, des moyens efficaces pour combattre les incendies, le fléau continuera, jusqu'au jour où il n'y aura plus rien a brûler, excepté la carrière des hommes politiques et tous les intérêts liées à l'industrie de la patte à papier. Les pyromanes et les incendies involontaires n'étant qu'une infime partie de la chaîne criminelle qui met le Portugal à feu et à sang.

lundi 19 juin 2017

Le Portugal à feu et à sang

Le gigantesque incendie de forêt qui a éclaté samedi 17 juin dans le centre du Portugal a fait au moins 62 morts et autant de blessés. Un français figure parmi les morts.
L’incendie s’est déclenché samedi peu avant 16 heures (fr) à Pedrógão Grande dans la région de Leiria, avec des températures dépassant les 40 degrés dans plusieurs régions.

Les flammes, attisées par des vents très violents, se sont rapidement propagées sur quatre fronts dans les collines couvertes de pins et d’eucalyptus entre les villages de Pedrógão Grande, Figueiró dos Vinhos et Castanheira de Pera.
Certaines personnes décédées ont été découvertes chez elles, dans des zones isolées. Une grande partie des victimes a aussi trouvé la mort sur les routes, rattrapées par le feu qui les a piégées dans leurs voitures. Au moins 18 personnes ont péri de cette façon sur la route reliant Figueiró dos Vinhos à Castanheira de Pera.

Selon la police c'est un orage sec qui est à l’origine de l’incendie, écartant la piste criminelle.
A l'heure qu'il est, le feu est toujours actif, malgré les aides venues d'Espagne et de France et les plus de 1.000 pompiers qui combattent les flammes sur place.

mardi 13 décembre 2016

António Guterres : Un portugais secrétaire général des Nations unies.

Ancien premier ministre portugais, socialiste modéré et pro-européen a gagné ses galons en tant que haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés. Il a prêté serment comme neuvième secrétaire général des Nations unies. Il prendra ses fonctions au 1er janvier pour succéder à Ban Ki-moon.
Dans un discours-programme où il a alterné français, anglais et espagnol, il a aussi souhaité une « meilleure coordination » entre les nombreuses instances de l’ONU chargées de la lutte contre le terrorisme.
« Il est temps pour l’ONU de reconnaître ses insuffisances et de réformer la manière dont elle fonctionne », a demandé António Guterres juste après avoir prêté serment devant l’Assemblée générale de l’ONU lundi 12 décembre, à New York.

Le prochain patron des Nations unies a affirmé que « l’ONU doit se préparer à changer », en recommandant des réformes dans trois domaines : le maintien de la paix, l’aide au développement durable et la gestion.
L’ONU doit compter « davantage sur les personnes et moins sur la bureaucratie », a-t-il lancé aux 193 pays membres réunis dans un hémicycle comble et qui l’ont longuement applaudi.

vendredi 12 août 2016

Liga 2016/2017 : Au dessus les flammes

Le Portugal se consume socialement et écologiquement. Il n'y a pas de coupables, il n'y a que des gens de bonne volonté, dont l'objectif primaire est de faire bonne figure dans la presse, qui elle même s’empresse de bien vendre, peut importe la manière.
Grand producteur d’eucalyptus, matière première pour la pâte a papier, le Portugal, voit ses torchons de tabloïds se dissimuler dans la fumée des incendiaires. A la vie comme dans le sport.

Dans la fumée portugaise, difficile de trouver la bonne route.

Malgré les tristes prestations lors des matchs de préparation, 40.000 supporters sont attendus à José Alvalade pour le premier match de la Liga. Ironie du sort, contre une équipe de Madère, île qui s’enflamme et se veut autonome, existe par le tourisme et les subventions du continent, et qui finalement a du appeler à l'aide les oppresseurs, qui eux mêmes confrontés aux terroristes du feu à domicile, ont demandé de l'aide à l'Europe, qui elle même occupée avec ses extrémistes, a boudé les Champions de l'Euro 2016, sportif bien entendu, car pour l'Euro monétaire ils sont descendus de division depuis bien longtemps... Quelle confusion ! Ça brûle !

A l'heure qu'il est, nul ne sait combien d'hectares de forêts vont encore être la proie des flammes, merci aux marocains et russes pour leurs avions de combat aux incendies.
Le Sporting ? Une énigme. Une équipe qui va débuter le championnat avec des joueurs qui ont un pied dehors, d'autres qui rêvent de les imiter, et ceux qui n'auront pas le choix que de devenir champions, marchant sur des braises. Il n'y a pas de fumée sans feu.

Un des visages de l'équipe en préparation.
Le masque va bientôt tomber.

mercredi 10 août 2016

Le Portugal est aussi Champion d'Europe des Incendies

Les incendies qui font rage depuis samedi au Portugal ont gagné le sud du pays et l'île de Madère après avoir essentiellement touché le nord. Quatre personnes ont trouvé la mort sur l'île et une sur le continent, dans la nuit de mardi à mercredi.

Environ mille personnes ont dû être évacuées de maisons et d'hôtels, des riverains et des touristes, à Funchal, capitale de l'île et ont été placés dans des installations militaires, d'autres dans un stade de football.

Dans l'ensemble du Portugal continental, plus de 3.000 hommes combattent une centaine d'incendies ce mercredi matin. Douze feux de grandes dimensions mobilisaient 1.400 pompiers et avaient conduit à évacuer des riverains dans la nuit. Le Premier ministre Antonio Costa a annoncé mardi qu'il pourrait demander de l'aide aux pays européens et à la Russie si l'intensité des feux de forêts ne décroît pas d'ici au 15 août.

NDLR : Ce n'est pas seulement les conséquences des fortes chaleurs, c'est la continuité d'un manque de volonté politique, tous gouvernements confondus, pour arrêter ce fléau qui réduit le pays en cendres depuis des décennies. Le crime profite toujours à quelqu'un(s).

dimanche 14 octobre 2012

Hors Jeu : Les Portugais à nouveau dans la rue

Des milliers de Portugais ont défilé hier après-midi dans les rues de Lisbonne et d'une vingtaine de villes du pays pour exprimer leur opposition à la politique d'austérité menée par le gouvernement de Pedro Passos Coelho, qui malgré la grogne sociale, va présenter lundi prochain au Parlement un budget 2013 d'une rigueur exceptionnelle.
Les manifestants se sont rassemblés par milliers devant l'Assemblée pour crier leur colère contre la politique de rigueur menée par le gouvernement de centre droit qui a plongé le pays dans la récession et entrainé une hausse record du chômage.
Une autre manifestation qui a pris un aspect culturel, organisée à la place d'Espagne, l'une des plus importantes de la capitale, où quelque 10.000 personnes ont assisté à des concerts de protestation à travers lesquels les artistes ont voulu exprimer à l'instar de tous les Portugais leur colère contre les mesures d'austérité.

Outre Lisbonne, plusieurs artistes ont participé à des manifestations anti-austérité dans diverses villes du Portugal notamment dans le Nord à Porto et Braga. Les budgets de la Santé, de l’Éducation et de la Culture figurent parmi ceux que les mesures de rigueur ont le plus touché et de nombreux artistes estiment qu'ils n'auront bientôt plus les moyens d'exercer leur art dans leur pays.
Un mouvement indépendant des partis et des syndicats et des groupes apolitiques, qui utilisent les réseaux sociaux comme caisse de résonance, sont à l'origine de cette manifestation organisée autour du thème "La culture est résistante".

Alors qu'ils semblaient résignés à l'austérité, les Portugais manifestent de plus en plus leur mécontentement contre les mesures de rigueur que le gouvernement met en œuvre en échange d'un plan de sauvetage de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011, et qu'il entend renforcer l'année prochaine pour tenir ses engagements internationaux.

mercredi 3 octobre 2012

Hors Jeu : La «Ville Rose», peinte en orange.

Le Gouvernement Portugais applique l’austérité au Portugal, et exporte des largesses pour ses copains. Pour protester contre ce fait, et aussi pour une question d’éthique, une pétition circule dans la Région Midi-Pyrénées - celle de Planète Sporting - qui ne pouvait pas non plus rester insensible à ce fait.

«Chers amis,
C'est avec une énorme surprise que nous avons appris la destitution du vice-consul du Portugal à Toulouse, Mme Noélia Pacheco.
Résidante dans la région Midi-Pyrénées depuis plus de 30 ans, avec le grade de vice-consul depuis 13 ans et titulaire depuis 6 ans, Noélia Pacheco, a été notifiée le 31 août (vendredi) qu’elle a cesserai ses fonctions le 2 Septembre (lundi).
Il ne nous semble pas normal que l’actuel gouvernement portugais, ne donnant aucune connaissance préalable de sa décision à l'ambassadeur du Portugal en France, et dans l’espace de 2 jours, décide de destituer Noélia Pacheco, et de nommer quelqu'un qui n'a jamais exercé ces fonctions, dans un vice-consulat qui fonctionne bien, qui à une responsable que la communauté portugaise apprécie énormément, qui est connue pour son engagement et son dévouement, va être remplacée sans aucune justification.

Selon certaines sources, dans un article publié par les journaux portugais “Diário Notícias” e “Público”, le fonctionnaire nommé par le gouvernement portugais (Joaquim Santos, adjoint des secrétaires d’État des Communautés entre 2002/2005, est actuellement lié à la section du PSD dans la région de Strasbourg), gagnerait entre le salaire, les indemnités de représentation et l'indemnité de résidence, environ 9000 euros par mois. Une authentique aberration à un moment où le gouvernement applique des mesures d'austérité extrêmes au peuple portugais.
On ne pouvait pas rester insensibles à cette situation, et c'est dans ce sens que nous mettons à votre disposition une pétition pour que tous ceux qui partagent notre manière de sentir, viennent se joindre à nous.»
Nous vous remercions de l'attention.
Lúcia Pinto e Manuel André (Rádio Albigés)

PS : En date du 26 septembre le journal «Luso Jornal», édité à Paris, par la plume du journaliste Carlos Pereira, développe la situation en page 3.

vendredi 25 novembre 2011

Liga : Benfica vs Sporting, après les manifestations de nouveau des tensions

Foto Associated Press
11ème journée : Jeudi dernier, Lisbonne a connu une journée de manifestations, avec des tensions et des heurts peu habituels dans ce pays à priori si "pacifique".
A peine le conflit social dispersé, que les rues de Lisbonne et du Portugal ce sont habillées de rouge et de vert - comme le drapeau National - mais pour d'autres raisons, certes moins importantes pour l'avenir du peuple portugais, mais aussi passionnelles pour la «culture sportive» Nationale, je dis bien Nationale, voir même Internationale car le derby de Lisbonne dépasse largement le cadre de la ville et du pays.

Foto Adriana Morais
Le premier jour ou le Portugal s'arrête et devient ballon rond est arrivé pour la saison 2011/2012, le deuxième est au mois d'avril 2012, mois de la Révolution des Œillets.
Depuis 7 saisons que le derby ne revêt pas d'une dimension aussi importante, le temps pour les 2 équipes de se retrouver pour se disputer la première place au classement au bout de la 11ème journée, et même si Benfica compte 5 victoires a son actif contre 3 pour le Sporting, lors des 12 derniers derbys, dans les stades - comme dans les rues - la contestation est en route aussi, le Roi Lion s'est réveillé

Convoqués :
Gardiens : Rui Patrício et Marcelo Boeck;
Arrières : Daniel Carriço, Polga, Onyewu, Evaldo, Arías, João Pereira et Insúa;
Milieux : Pereirinha, Schaars, Capel, Matías Fernandez, André Santos, André Martins et Elias;
Avants : Bojinov, Wolfswinkel, Carrillo et Diego Rubio.

SL Benfica vs Sporting CP
11ème journée Liga - Direct Sport TV
Samedi 26 novembre à 21h15 (fr) – Stade da Luz

vendredi 12 août 2011

En route vers Alvalade

Voilà ! Le temps est venu de prendre quelques jours de vacances, en famille, avec les amis, et instinctivement la direction du Portugal - et en ce qui me concerne - du stade José Alvalade est l'objectif principal.
Ne croyez pas que le portugais, les luso-français, ou les luso-descendants, sont comme des ânes que seul les œillères les conduisent vers la carotte tant appréciée. Plus voyageur qui lui tu meurs.
De l'Asie à l'Afrique, de l’Océanie à l'Amérique du Sud, c'est lui qui a façonné la géographie du monde multiculturel d'aujourd'hui.

Je passe sur les méfaits, on ne va pas culpabiliser éternellement sur les erreurs de nos ancêtres, les faits sont là et il faut faire avec, n'en déplaise a certains dont l’objectif principal est de minimiser le glorieux passé lusitanien.
Mais il y a aussi un autre mystère dont certains n'arrivent pas a percevoir le secret. Il a pour nom «Saudade». Il faut avoir l'âme portugaise pour le sentir, cet appel plus fort que tout, qui parfois nous dépasse aussi, à nous, fils, petit-fils, arrières petits-fils de la Nation Lusitanienne, petit bout de terre au bout de la Péninsule Ibérique.

Nos ancêtres ont pris bien d'autres directions avent de prendre celle de l'Europe, nos parents, grands-parents, arrières grands-parents étaient loin de s’en douter que le jour ou ils se sont enfuis à la recherche d'une vie meilleure, quelle héritage ils allaient nous laisser. Celle d'un invraisemblable retour vers le cimetière des éléphants.

Allez, on oublie tout, rien qu'une petite semaine par les temps qui courent va faire le plus grand bien. Samedi je serais à Alvalade pour le premier match de la Liga, que du bonheur !
Je penserais a vous, surtout a ceux qui n'ont pas la possibilité de le faire. A bientôt pour d'autres aventures.

Sporting vs Olhanense
1ere journée Liga
Samedi 13 août à 21h15 (fr) - Stade José Alvalade

Nordsjælland vs Sporting
Europa League - Phase d'accès aux poules
Jeudi 18 août à 20h (fr) - Farum Park

lundi 25 avril 2011

Portugal : 37ème anniversaire de la Révolution des œillets

C'est sur fond de crise économique que le Portugal fête le 37ème anniversaire de sa démocratie et de la fin des guerres coloniales en Angola, Mozambique et Guinée-Bissau.
En 1933, le dictateur Salazar impose au Portugal un régime militaire autoritaire. Salazar quitte son poste pour des raisons de santé, mais impose à son successeur Marcelo Caetano à l'aide de la police militaire secrète (la PIDE) et du silence complice de l'Église Catholique de garder le même régime. La révolte des colonies portugaises, ainsi que l'aire de modernisme qui commence à souffler sur les pays occidentaux vont peser lourd sur le régime.
D'autant plus, que plusieurs officiers de l'armée ont trouvé la guerre de pacification longue et onéreuse. Ces derniers vont se regrouper autour du président du Mouvement des Forces Armées (MFA), Otelo Saraiva de Carvalho.
Le 25 avril 1974, le MFA s'empare des points stratégiques du pays, après le lancement du signal (diffusion sur les ondes de la radio de la chanson Grândola Vila Morena). Seize heures plus tard le Portugal retrouve la démocratie. Les militaires orneront le canon de leur fusil d'un œillet qui deviendra le symbole de la révolution au Portugal.

Manifestations dans les rues de Lisbonne le 25 avril 2011.

Avenue de la Liberté.

"La crise est à nous, le bénéfice c'est pour eux.
FMI en dehors du Portugal."


"Avril est un enfant..."

samedi 16 avril 2011

Portugal : les Portugais travailleurs, mais inefficaces !

D'après une étude de l'OCDE, Allemands et Scandinaves ne sont pas les plus travailleurs en Europe, contrairement aux stéréotypes. L'étude s'est penché à la fois sur le travail salarié et non-salarié. Le journal économique Hospodářské noviny explique :
Surprise ! Ceux qui travaillent le plus sont les habitants du pays le plus durement touché par la crise après la Grèce et l'Irlande - le Portugal.
C'est en tout cas ce que prétend l'OCDE, qui a comparé dans 26 de ses 34 pays membres le temps passé par leurs habitants à travailler. Les Portugais travaillent chaque jour au moins 100 minutes de plus que les Européens les plus «fainéants» - les Belges. … Mais l'engagement des Portugais est une chose. Ils consacrent la plupart de leur temps à faire les courses, la cuisine et à laver. Le temps de travail en soi n'est qu'une moyenne. Ils font même partie des derniers en ce qui concerne la productivité. Comme toujours, peu importe le temps qu'une personne consacre à quelque chose, ce qui compte c'est comment elle le fait.
Source : Hospodářské noviny - République tchèque | vendredi, 15. avril 2011

jeudi 14 avril 2011

Portugal : Pression arbitraire et injuste, dit le NY Times

Le Portugal a été la victime de la "pression injuste et arbitraire" des marchés financiers internationaux, qui menacent aussi l'Espagne, l'Italie et la Belgique et d'autres démocraties à travers le monde, déclare le sociologue américain Robert M. Fishman* .

Dans l’édition du 12 avril du New York Times, Robert M. Fishman ne livre pas seulement une nouvelle attaque contre les vertus supposées des mesures imposées à tout État prétendant bénéficier du soutien financier des grandes institutions internationales. A partir du cas du Portugal, dernier avatar d’une série d’appels à l’aide qui se sont suivis sans véritablement se ressembler, ce spécialiste des pratiques démocratiques et de l’évolution des États - sud-européens notamment - met en garde contre les risques que pourrait faire peser sur l’ensemble des démocraties la banalisation de tels recours à l’aide internationale face aux exigences toutes puissantes de marchés financiers non régulés.

Robert Fishman souligne d’abord que derrière une ressemblance apparente, la situation du Portugal diffère largement des difficultés profondes et structurelles de la Grèce et de l’Irlande, que la pression des marchés obligataires n’a fait que révéler à ceux qui refusaient encore de les voir. A cela, Fishman oppose les performances nettes et durables de l’économie portugaise, propulsée par les institutions et les politiques nationales. En maintenant la dette à des niveaux inférieurs à celle d’autres pays comme l’Italie pourtant réputés plus solvables, celles-ci ont permis à l’économie portugaise de montrer d’évidents signes de reprise dès le printemps 2009. Le Portugal souffrirait alors principalement d’une "mauvaise réputation" auprès des agences de notation, que l’auteur explique à la fois par le scepticisme idéologique des marchés devant les économies de style keynésien, et par un aveuglement des analystes financiers aux dynamiques de long terme. Plutôt qu’aux dépenses excessives des années 1990, c’est à cette double cécité qu’il faudrait attribuer la dégradation de la réputation de solvabilité du Portugal, laquelle a engendré, et non pas suivi, la hausse de ses taux d’intérêts. Selon le principe de "la prophétie se réalisant elle-même", le gouvernement s’est ainsi vu contraint de solliciter l’aide internationale, en dépit d’une politique nationale pourtant efficace, et au prix d’une austérité impopulaire et dommageable à la reprise.
La régulation des marchés obligataires et des méthodes des agences de notation pour laquelle plaide Robert Fishman est donc aussi bien une affaire de reprise économique que de liberté politique. Elle doit répondre à une menace qui n’épargne pas plus les États-Unis (ou la France) que, dans un avenir sans doute plus proche, l’Espagne, l’Italie ou la Belgique. Car l’enjeu est bel et bien celui de la capacité des États démocratiques à formuler des choix budgétaires, c'est-à-dire à mener des politiques conformes aux aspirations des électeurs. Finalement, Fishman souligne que c’est donc aussi une responsabilité forte des gouvernements élus que de préserver cette capacité de choix.

*Robert M. Fishman, "Portugal’s Unnecessary Bailout", New York Times, 12 avril 2011.

Tennis : Frederico Gil se «paye» Monfils

Frederico Gil, 82ème mondial, à réussi à éliminer en 1/8 de final Gaël Monfils, classé 10ème, lors du Masters 1000 de Monte-Carlo. C'est la 14ème victoire de Gil face à des adversaires classés dans le «top 50» mais la première face à un classé dans le «top ten». Le jeune tennisman lusitanien, 24 ans, avait déjà fait preuve de sa forme actuelle dans ce Masters monégasque en éliminant l’ukrainien Sergy Stakhovsky (39ème) et l'allemand Florian Mayer (35ème) dans les tours précédents. En 1/4 Frederico Gil va rencontrer l'écossais Andy Murray 4ème mondial. Força Gil !

vendredi 8 avril 2011

Acculé, le Portugal se résout à l’aide internationale

Le Premier ministre portugais José Socrates dans sa résidence de Lisbonne le 6 avril 2011. (AFP Jose Sena Goulão)

Incapable de se financer auprès des marchés, Lisbonne a dû accepter le secours de Bruxelles et du FMI. Au risque de mettre son économie sous tutelle.
«Le 6 avril 2011 restera gravé comme le jour de la liquidation du rêve, irréel bien sûr, que les Portugais alimentaient : il n’était pas possible de vivre éternellement au-dessus de nos moyens», déclarait hier le Jornal de Noticias. La farouche résistance du Premier ministre, José Sócrates, à accepter l’aide internationale, au nom «de la dignité nationale», a fait long feu : après des mois de défiance vis-à-vis de l’Union européenne et quatre plans d’austérité en un an, le leader socialiste a jeté l’éponge.
Camouflet. Mercredi soir, la tête basse, Sócrates a accepté le secours financier (entre 70 et 90 milliards d’euros, selon les estimations) de Bruxelles et du Fonds monétaire international (FMI). Il subit donc un second camouflet, lui qui, voyant son quatrième plan d’austérité rejeté par le Parlement national, a dû démissionner le 23 mars.
Après la Grèce et l’Irlande, en avril et en novembre 2010, la petite nation ibérique est donc aussi tombée dans les rets des marchés, embourbée dans une double crise, politique et financière. «On avait beau s’y attendre, c’est un coup de massue, lâche l’avocat Pedro P. Oliveira. L’impression qu’on n’est plus maître de notre destin et qu’on remet les manettes à une puissance étrangère.» Le couperet financier a surpris un pays qui vit depuis des mois dans la peur. Si l’opération de sauvetage ne faisait de doute pour personne, on pensait qu’elle aurait lieu au lendemain des législatives anticipées, fixées au 5 juin, et que d’ici là, pour éviter l’asphyxie financière, le Portugal recevrait une aide extraordinaire de l’UE. Mais tout «animal féroce» qu’il est (selon ses propres termes),

Processus de l'aide étrangère a déjà été lancé le Portugal reçoit 80 milliards d'euros au cours des trois prochaines années.

Sócrates n’a pu résister aux pressions.
«Face à Bruxelles, au FMI ou aux marchés, il était disposé à lutter, estime l’analyste Manuel Villaverde Cabral. Mais face aux banques, il ne pouvait rien faire.»
Car ce sont les banques nationales qui ont accéléré l’issue fatale. Ces derniers jours, les rumeurs ne faisaient qu’enfler : faute de liquidités, plus question de prêter un sou de plus à l’Etat. Les directeurs du Banco Espirito Santo, du BCP ou du Santander Totta défilaient sur les plateaux télé pour y confier leur impuissance. Mardi, les agences Moody’s et Fitch abaissaient la note du Portugal ; et Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, alertait quant au «facteur de risque» de la dette privée du pays. Le glas avait sonné.
Groggy. L’intervention extérieure n’est pas forcément vécue comme une catastrophe. Selon un sondage publié hier par le Jornal de Noticias, 39% des Portugais sont opposés à un sauvetage, mais la même proportion y est favorable. Il n’y a rien d’inhabituel : en 1977 et en 1984, le pays avait déjà accepté l’aide du FMI. «L’écœurement populaire face à la classe politique est tel que beaucoup préfèrent que ce soit un organisme étranger qui veille à la discipline budgétaire», estime le chroniqueur José Manuel Fernandes. Ce qui ne soulage pas l’angoisse des sacrifices à consentir à moyen et long terme, dans le sillage de la Grèce et de l’Irlande.
Le Portugal sort groggy d’une décennie de croissance quasi nulle et des mesures d’austérité de Sócrates, dont le gel des retraites ou la baisse de 5% des salaires des fonctionnaires (pour les tranches élevées). Où le FMI va-t-il grignoter ? Le salaire minimum ? Bientôt établi à 1 168 euros en Irlande et à 739 euros en Grèce, il n’est que de 485 euros au Portugal. «Il est question de supprimer les 13e et 14e mois de paie, s’indigne la députée socialiste indépendante Inês de Medeiros. Mais pour la majorité des familles, c’est un bonus qui permet des achats nécessaires et fait tourner une partie de l’économie. Ces coupes publiques à venir sont catastrophiques. Dans le Portugal rural, par exemple, l’Etat est souvent le principal employeur. Que s’y passera-t-il s’il se désengage ?»

François Musseau «Libération»

mardi 11 janvier 2011

Le Portugal ne sollicitera pas d'aide internationale

Le Portugal ne compte nullement solliciter une aide financière internationale, a affirmé aujourd'hui le premier ministre portugais M. José Sócrates. Alors que plusieurs pays européens militent pour le déclenchement d'un plan de sauvetage, Lisbonne fait le nécessaire pour résoudre ses difficultés et les rumeurs sur un possible sauvetage financier font le jeu des spéculateurs et n'aident en rien le Portugal.
Fernando Teixeira dos Santos, le ministre des finances, a lui aussi assuré que le Portugal "ne prévoit pas" de recourir à l'aide extérieure pour se financer et "fait tout pour éviter une telle éventualité". Il indique aussi que recourir à un plan de sauvetage "causerait des dommages très significatifs à la réputation du pays", qui "mettrait des années à récupérer". "Le Portugal fait son travail pour résoudre ses déséquilibres financiers", a affirmé le ministre, pour qui "c'est l'Europe qui semble ne pas faire son travail pour maintenir la stabilité de l'euro".

mardi 23 novembre 2010

Zone Euro : Crise de la dette, le Portugal en première ligne !

Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal et l'Espagne inquiètent les marchés. La menace pèse aussi sur l'Italie et la France.
"Il n'y a aucun rapport entre le Portugal et l'Irlande." José Socrates, Premier ministre socialiste portugais, a beau le marteler, les marchés font la sourde oreille. L'annonce d'une intervention de l'UE et du FMI pour alléger le fardeau de la dette irlandaise n'a visiblement pas rassuré les investisseurs : les taux réclamés pour financer la dette portugaise restent à des niveaux élevés. Pourtant, contrairement à l'Irlande, Lisbonne ne connaît pas de forte crise de son secteur bancaire, ni de bulle immobilière. Mais le Portugal souffre d'un modèle de croissance en panne et d'un manque de compétitivité. Depuis 10 ans, le pays vit avec une croissance anémique. Les marchés doutent donc de la capacité du gouvernement de réduire le déficit budgétaire de 9,3 % en 2009 à 7,3 % d'ici à la fin de l'année. Leur inquiétude s'explique aussi par des perspectives peu encourageantes en 2011. Alors que la plupart des mesures d'austérité doivent entrer en vigueur, le pays pourrait replonger en récession. Il sera alors difficile, voire impossible, de réaliser l'effort titanesque de réduction du déficit public prévu par le gouvernement, de 7,3 % à 4,6 % du PIB ! En avril-juin, le refinancement de 9,46 milliards d'euros d'emprunts obligataires fera figure de test. Marc Vignaud (Le Point.fr)

mercredi 1 septembre 2010

Le long chemin

Des décennies que cela dure ! Partir ! Revenir ! Retrouver les siens le cœur nostalgique, le corps et l'esprit avides de plonger au plus profond des racines, grimper au plus haut des branches, puiser la force nécessaire pour parcourir le sinueux chemin de l'existence.

Mon périple à commencé au nord du Portugal, afin de rendre visite à un cousin qui a quitté sa Lisbonne natale pour s'installer dans la Galice portugaise. J'ai souhaité faire redécouvrir à mes filles - maintenant en âge de comprendre - certains aspects du pays dans lequel je suis né, une longue colonne de fumée noire nous à salués et accompagnés tout au long du parcours qui nous menait à la capitale.

Le Portugal n'était (et ça continue) qu'un immense brasier se consumant sans vergogne, peignant les forêts de tristes tâches noirâtres, qui remplaceront bientôt et définitivement le vert des arbres et des champs fleuris.

Paysages d'un Pays que certains décrivaient jadis comme «un jardin au bord de l'océan», territoire qu'aujourd'hui ses habitants, sans doute glacés culturellement et intellectuellement par tant d'années de servitude, mettent à nu pour se réchauffer de la froideur économique et sociale.

Heureusement que la Liga Portugaise et le Playoff de l'Europa League allaient bientôt commencer pour oublier tout ça ! Il était plus qu'évident qu'après la misérable saison 2009/2010 que nous venions de vivre, rien de pire ne pourrait arriver, le plus mauvais était derrière...
Et bien NON !
La défaite à Paços de Ferreira (1-0) en Liga et celle à domicile contre Brondby (0-2) ont fini par anesthésier ce qui me restait de neurones positives après la traversée des champs enfumés ! La victoire contre Maritimo ne m'a guerre convaincue et le spectaculaire retournement de situation au Danemark (0-3), m'a à peine donné envie de boire quelques bières en compagnie de mes amis. Le Sporting ne joue pas bien, le Sporting n'arrive pas à enflammer ses supporters malgré les 3 points conquis à Figueira da Foz (1-3) contre la Naval, riche de ses 6 joueurs français et de l'entraineur Victor Zvunka.

Le marché d'été aux footballeurs vient de se terminer. Le Sporting à fait le ménage et les courses avec ses piètres ressources ! Tonel est définitivement parti, Sinama-Pongolle, Pedro Silva, Purovic et Stojkovic prêtés, Marco Caneira est resté sur la touche alors que son contrat ne se termine qu'en 2012. L'avant centre «sapin (grand et costaud)», souhaité par l'entraineur Paulo Sérgio n'est pas venu. A sa place le Sporting à fait signer (a confirmer par le club) un «arbuste» de 20 ans et 1,68 de hauteur. Tales Tlaija de Souza est un milieu offensif, international brésilien, Champion sud américain des moins de 16 et 20 ans. Bienvenue à cet inconnu.
Les Portugais et les supporters du Sporting marchent sur des braises, les pieds nus, et le chemin qui doit les mener au bien être me paraît vraiment très long !