jeudi 22 avril 2010

Paulo Sérgio comme entraîneur, la surprise surprenante !

"La persistance de la mémoire"
Pendant les vacances de Pâques (Académie Toulouse), j'ai promis à ma femme et à mes filles que j'oublierais mon ordi, que je mettrais le Sporting en "veille prolongée", en leur consacrant quelques jours. Mardi matin, avant de prendre la route direction Figueres, je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un œil à la presse lusitanienne. Sur les 3 quotidiens sportifs la même info :
"Paulo Sérgio, actuel entraîneur de Guimarães était l'élu pour deux saisons".
Je n'y ai cru qu'a moitié, et je suis parti le doute envahissant mon esprit - me faisant violence - jurant que j'allais oublier tout ça pendant quelques jours.
Passionnée d'art ma femme m'a entrainé visiter le Musée Dali avant d'atterrir le soir à Barcelone, ville déserte à ce soir là, ou j'ai écouté à la radio le match Inter vs Barça à la recherche d'un hôtel. Mes oreilles de porto's on ont pris pour leur grade, les commentateurs catalans pestant contre l'arbitre portugais, Olegário Benquerença et les traditionnelles attitudes de José Mourinho. J'avoue que malgré tout le respect que j'ai pour l'équipe catalane je n'ai était pas mécontent du résultat. J'aime bien l'arrogance de Mourinho. Cela change de l'habituel, "courber l'échine de servitude" dont le reste du monde perçoit le peuple lusitanien.
Après une visite nocturne forcée de la capitale catalane et des échafaudages de La Sagrada Família, nous avons fini par trouver un hôtel en banlieue, Barcelone étant envahie par le monde entier en cette période de vacances. A la réception - heureusement - il n'y avait pas un réceptionniste style pilier de rugby, mais une jolie et aimable catalane qui m'a demandé ma carte d'identité avant de réserver les "habitationes".
Depuis l'ère Figo que les Portugais ne sont pas très bien vus par ici et lorsque j'ai dégainé mon BI Portugais (Carte d'identité) au lieu d'avoir le "c'est complet" que je craignais, à la place un joli regard complice agrémenté d'un sourire radieux (qui n'a pas été apprécié de la part de ma chère et tendre), c'était sans doute une supportrice du RCD Espanyol.
J'ai résisté à la tentation d'aller boire une "jara de cerveza" et de consulter l'ordi de l'Hôtel, une promesse c'est une promesse. Hier pendant la promenade sur les Ramblas, et tandis que toutes mes femmes faisaient du shopping, je me suis abstenu d'ouvrir les journaux. Les gros titres de la "Une" me suffisaient. Les portugais en prenaient plein la tête, assimilés qu'ils étaient, à la mafia Italienne. Je me retenais de pouffer de rire, l'Inter avait mérité sa victoire et ils avaient vite oublié le match contre Chelsea de l'année dernière ou les faveurs de l'arbitrage les avaient propulsée vers la finale de la Champions qu'ils avaient fini par remporter. Pas besoin de mondialisation de la presse, les journalistes sont les mêmes partout !
Je passe sur le voyage du retour et les 4 heures de route qui me séparent de Barcelone ont été raccourcies par quelques excès de vitesse, j'étais pressé de savoir la vérité...
C'était vrai ! Un communiqué laconique sur le site du Sporting confirmait la venue de Paulo Sérgio. A la froideur de la nouvelle, est venue se joindre l'image d'un tableau de Salvador Dali, "La persistance de la mémoire", auquel sont venues se glisser quelques pensées macabres. Ce tableau nous fait, entre autres, penser à la désintégration de la matière en processus permanent de dématérialisation. Le Sporting est réduit à ça ? Je ne veux pas y croire !

Mais qui est Paulo Sérgio ? Un jeune entraîneur de 42 ans actuellement entraîneur du Vitória Guimarães, Paulo Sérgio a essentiellement entraîné des clubs de deuxième division (Olhanense, Santa Clara, Beira-Mar), avant de prendre la tête de Paços Ferreira en 2008 (qu'il emmène en finale de la coupe du Portugal, défaite contre le FC Porto 1-0).
Sans mettre en cause ses qualités et ses compétences, ce n'est pas l'entraineur que j'imaginais pour le futur du Sporting. Un choix qui à encore plongé l'univers Sportinguista dans la perplexité.
En attendant il reste encore quelques points à prendre pour avoir la certitude de jouer l'Europa League, et Carlos Carvalhal, qui occupe la place, doit trouver les mots justes pour se motiver et motiver ses troupes. Ainsi va le royaume du Lion et sa désintégration de la matière.

U. Leiria vs Sporting
28e journée Liga
Dimanche 25 avril à 21h15 (fr) - Stade Magalhães Pessoa

4 commentaires:

Toni a dit…

Salut Coeur de Lion,
Effectivement tu es pas le seul surpris, pour remettre un portugais autant laissé Carvalhal qui a comme meme amélioré la qualité du foot pratiqué et est arrivé a un moment difficile. Il méritait dans ce sens de commencer une saison. Maintenant attendons pour voir.....

Cœur de Lion a dit…

Salut Toni, toute cette procédure est impersonnelle. C'est lamentable !

PlaneteCristianoRonaldo a dit…

je pense que toute l'equipe va bouger la saison prochaine !

mais qu'est-ce que vaut vraiment cet enntraineur ??

Cœur de Lion a dit…

Après José Peseiro, Paulo Bento, Carlos Carvalhal et maintenant Paulo Sérgio, le Sporting est en train de devenir aussi formateur d'entraîneurs. On saura bientôt qui il est, pour le meilleur et pour le pire !